






















BOL À PIÉDOUCHE, Terre cuite, Période Yayoi(300 av. J.-C.–250 apr. J.-C.)
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Ce récipient présente une coupe peu profonde reposant sur une tige cylindrique élancée, qui se raccorde à un piédouche évasé de forme discoïdale. La surface conserve des marques de lissage liées au façonnage et de légères ondulations planes, révélant la texture simple et rustique caractéristique de la céramique Yayoi. Une petite perforation est visible au centre de la face inférieure du piédouche, probablement due à un procédé de façonnage.
Il a été soigneusement restauré et conserve la forme complète du récipient. Bien qu’il présente des dépôts de terre adhérents, des usures de surface et de légères rayures dues au temps, l’état général est bon. Une ancienne étiquette de collection est apposée à la base ("Shōwa 38, April 29 / Numata City, Kamiido-no-Kamimachi Suwahara 924"), attestant de sa mise au jour. De nombreux vestiges et artefacts des périodes Yayoi–Kofun ont été signalés dans les environs, permettant d’apprécier l’objet dans son contexte régional.
Cette pièce illustre clairement la forme fondamentale du bol à piédouche, considéré comme ayant servi de récipient pour les offrandes et pour le service des aliments. Sa forme et son état de conservation en font un exemplaire particulièrement instructif.
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Dans les premiers établissements Yayoi du nord de Kyūshū, on a découvert des haches et des pointes de flèches en fer, supposées avoir été introduites via la péninsule coréenne. Ces outils en fer ont grandement contribué au défrichage et au développement de l’agriculture. Parallèlement, les techniques de fabrication de la poterie ont progressé. Si la technique de façonnage en spirale héritée de la période Jōmon s’est perpétuée, les surfaces des poteries ont été lissées à l’aide d’une barbotine (deishō), et les formes ont commencé à se diversifier selon leurs usages spécifiques. Par exemple, de grandes jarres et pots servaient au stockage, les vases à bec au service de l’eau ou du bouillon, et les hauts plateaux (takatsuki) à la présentation des aliments ou aux cérémonies. Ces récipients, étroitement liés à la société, se sont progressivement standardisés en fonction des besoins sociaux.
Au milieu de la période Yayoi, l’introduction de la technique de cuisson en four couvert a permis d’atteindre des températures avoisinant les 1000°C, autorisant la production en masse d’une poterie fine, dure et de couleur brun rougeâtre. Les découvertes de pointes de flèches et de lances en fer sur les rives du lac Biwa et dans la région de San’in témoignent d’une société où coexistaient agriculture et conflits armés. Dans le même temps, de la région nord de Kyūshū jusqu’à l’est du Japon, on a continué à produire des poteries conservant des éléments stylistiques Jōmon, révélant ainsi une fusion culturelle entre les migrants agricoles venus du continent et les traditions locales des potiers Jōmon.
À la fin de la période Yayoi, la fonte du fer s’est implantée au Japon, et des épées, des pointes de flèches et des haches ont été mises au jour dans diverses régions. La poterie Yayoi a conservé sa forme mince et brun rougeâtre, et, associée aux outils agricoles en fer, elle a consolidé sa place comme objet indispensable pour l’agriculture, le stockage et la cuisine. La poterie a cessé d’être un simple ustensile domestique pour devenir un élément d’infrastructure sociale, soutenant l’ordre communautaire, les rituels et les structures techniques.
Par ailleurs, cette époque voit également apparaître des instruments similaires aux baguettes. Des sites archéologiques de la fin de la période Yayoi ont livré des « oribashi », baguettes en bambou pliées en deux à la manière d’une pince, supposées avoir été utilisées à l’origine dans des cérémonies religieuses ou rituelles. Bien que l’usage généralisé des baguettes comme ustensile de table ne se soit répandu qu’à partir de l’époque Asuka, le fait que le principe des baguettes ait déjà existé à l’époque Yayoi laisse entrevoir des changements dans les rituels alimentaires et une prise de conscience croissante de l’hygiène.
Ces innovations de forme et de technique ont tracé un courant universel qui s’est prolongé dans la céramique et les poteries Sue des époques Kofun et Heian, et qui perdure encore de nos jours. Le concept de « Yō no Bi », ou « la beauté de l’usage », souvent mis en avant dans la philosophie de Yanagi Sōetsu, fondateur du mouvement Mingei, trouve déjà ses racines à l’époque Yayoi. Les récipients qui ont accompagné les mutations sociales nous livrent en silence les témoignages de vies humaines passées. Lorsque je tiens dans ma main un fragment érodé de céramique Yayoi, surgissent dans mon esprit les images d’artisans anonymes et les flammes flamboyantes qui s’élèvent dans les montagnes.
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